Les données du problème :

Le nombre de cotisants ne cessent de baisser :

1960 : 4 actifs pour 1 cotisant
2005 : 2 actifs pour 1 cotisant
2050 : 1,2 actifs pour 1 cotisant

L’espérance de vie à 60 ans ne cesse d’augmenter :

2024 : 27,8 ans pour les femmes et 23,7 ans pour les hommes

L’augmentation du % des 60 ans et + dans la population (France Métropolitaine) :

1901 : 12,7 %
2013 : 24%
2030 : 29,4 %
2050 : 31 %

L’augmentation du % des 75 ans et +… :

1901 : 2,5 %
2013 : 9,1 %
2030 : 12,3 %
2050 : 16 %

Les facteurs économiques fragilisant la répartition :

- Chômage
- Stagnation des revenus
- En 2024, seuls 42 % des Français de 60-64 ans occupent un emploi, contre 53 % en moyenne dans l’Union européenne et près de 67 % en Allemagne.

Conséquences directes sur les régimes :

- Baisse des rendements des régimes

- Aggravations du déficit des caisses de retraite

- 2024 : 1,7 milliard d’euros
- 2025 : 5 milliards d’euros (projection)
- 2030 : 8 à 10 milliards d’euros (projection)
- 2035 : 15 milliards d’euros environ (projection)
- 2040 : 20 milliards d’euros environ (projection)
- 2045 : 25 à 30 milliards d’euros environ (projection)

Conséquences directes sur le particulier :

- Allongement progressif de la durée de cotisation :
172 trimestres sont nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein pour les générations nées à partir de 1973.

- Report de l’âge légal de départ à la retraite :
depuis la réforme de 2023, l’âge légal passe progressivement de 62 à 64 ans d’ici 2030.

- Âge du taux plein automatique :
il reste fixé à 67 ans, quel que soit le nombre de trimestres cotisés.


La fin d'un système :

Créé en 1945 par le parti communiste français, notre système de retraite par répartition a été fondé sur un principe de solidarité pernicieux issu du collectivisme. Selon l’adage « de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins », cette idéologie collectiviste paupérise chaque jour davantage les français. Les charges sociales imputées sur les salariés du privé et sur les Travailleurs Non-Salariés augmentent sans cesse et grèvent inexorablement leur reste à vivre.

Résultat : environ 9,2 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France selon l’INSEE (2022), et plus de 7 millions de personnes sont inscrites à France Travail toutes catégories confondues en 2024. Par ailleurs, près de 15 millions de Français déclarent avoir des difficultés à boucler leur budget, selon différentes enquêtes récentes sur le pouvoir d’achat.

Aujourd’hui, la dette sociale portée notamment par la CADES reste importante. En 2024, elle représente encore plusieurs dizaines de milliards d’euros de déficit accumulé, tandis que la dette publique française dépasse désormais 3 100 milliards d’euros, soit environ 110 % du PIB. Cette situation constitue un enjeu majeur pour les finances publiques et pour les générations futures.

Selon les données récentes de l’OCDE, la France reste l’un des pays qui consacre la plus grande part de sa richesse nationale à la protection sociale, avec environ 31 % du PIB, contre environ 21 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Cela représente un niveau de dépenses nettement supérieur pour financer la maladie, la vieillesse, l’invalidité, le chômage et les prestations familiales.

Le débat sur l’organisation et le financement de la protection sociale reste donc très présent en France, certains plaidant pour une plus grande liberté de choix en matière d’assurance sociale, tandis que d’autres défendent le modèle actuel fondé sur la solidarité nationale.

 
La prophétie de Frédéric Bastiat :

Mort en 1850 à l’âge de 40 ans, Frédéric Bastiat est un économiste, homme politique et polémiste libéral français.

Tombé dans un oubli relatif en France, il bénéficie d'une renommée internationale, en particulier grâce à ses Harmonies économiques. Pascal Salin y voit la conséquence de la trop grande clarté de ses écrits et reprend une citation de Bastiat : « Le public est ainsi fait qu'il se défie autant de ce qui est simple qu'il se lasse de ce qui ne l'est pas »

Un siècle avant la création de la Sécurité sociale, les sociétés de secours mutuel se multipliaient. Ce sont les ancêtres de nos mutuelles actuelles. Ces organisations pratiquaient l'entraide entre les adhérents pour réduire l'impact de problèmes comme la maladie, l'infirmité, les accidents ou le chômage. A l’époque, Frédéric Bastiat avait prédit ce qui se passerait si le gouvernement intervenait :

« Il est aisé de deviner le rôle que le gouvernement s’attribuera. Son premier soin sera de s’emparer de toutes ces caisses sous prétexte de les centraliser; et, pour colorer cette entreprise, il promettra de les grossir avec des ressources prises sur le contribuable. Car, dira-t-il, n’est-il pas bien naturel et bien juste que l’État contribue à une œuvre si grande, si généreuse, si philanthropique, si humanitaire ? Ensuite, sous prétexte d’unité, de solidarité (que sais-je ?) il s’avisera de fondre toutes les associations en une seule, soumise à un règlement uniforme.

Mais je le demande, que sera devenue la moralité de l’institution quand sa caisse sera alimentée par l’impôt, quand nul, si ce n’est quelque bureaucrate, n’aura intérêt à défendre le fonds commun, quand chacun, au lieu de se faire un devoir de prévenir les abus, se fera un plaisir de les favoriser, quand aura cessé toute surveillance mutuelle et que feindre une maladie ne sera autre chose que jouer un bon tour au gouvernement ?

Bientôt, qu’arrivera-t-il ?

Les ouvriers ne verront plus dans la caisse commune une propriété qu’ils administrent, qu’ils alimentent, et dont les limites bornent leurs droits. Peu à peu, ils s’accoutumeront à regarder le secours en cas de maladie et de chômage, non comme provenant d’un fonds limité préparé par leur propre prévoyance, mais comme une dette de la société. Ils n’admettront pas pour elle l’impossibilité de payer, et ne seront jamais contents des répartitions.

L’État se verra contraint de demander sans cesse des subventions au budget. Là, rencontrant l’opposition des Commissions de Finances, il se trouvera engagé dans des difficultés inextricables. Les abus iront toujours croissant, et on reculera le redressement d’année en année, comme c’est l’usage, jusqu’à ce que vienne le jour d’une explosion.

Mais alors, on s’apercevra qu’on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d’un ministre ou d’un préfet, même la subsistance et dont les idées sont perverties au point d’avoir perdu jusqu’à la notion du droit de la propriété de la liberté et de la justice ».

Frédéric Bastiat.

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